Zone de Texte: Journal du Jura, 20 décembre 2008

 

 

PASQUART Concert de Noël 17 décembre 2008

Musique dans la nuit

Par Pierre-Alain Chopard.

Un quatuor à cordes est un cœur qui bat. Les instrumentistes de Scherzando nous l’ont montré avec l’opus 77 de Haydn, exposé d’une même âme dans sa variété: l’insistance dans l’allegro initial, le rêve à l’adagio (majeur/mineur), la légèreté du menuet et, avec le finale dansant, l’énergie franche de Haydn qui persévère toujours. Tous, chanteurs au repos compris, ont apprécié ce grand moment de musique.

Zone de Texte: Journal du Jura, 4 juin 2003

 

 

PASQUART Concert de Pentecôte

Quatuor Scherzando

Le temple du Pasquart a invité le Quatuor Scherzando pour son concert de Pentecôte dimanche. L’ensemble proposera des pages de Beethoven et de Mendelssohn. Les quatre musiciens se retrouvent chaque semaine pour un travail concentré et précis, temps durant lequel ils élaborent une cohésion remarquable et des phrasés élégants. Un travail d’unité qui permet au quatuor de proposer une musicalité appréciée d’un large public. La particularité de l’ensemble est également d’être composé de deux couples formant une intéressante composition de professionnels et d’amateurs. Elisabeth Minder excelle au violon qu’elle enseigne d’ailleurs, tandis que son compagnon Michael Minder s’exprime avec autorité au violoncelle assurant la basse et participant au développement musical de l’ensemble. En ce qui concerne le second couple, Françoise Pellaton joue à l’Orchestre Symphonique de Bienne (SOB) où elle sait faire chanter son alto de ce timbre rare qui fait tout son charme. Jean-Daniel Pellaton quant à lui fait équipe avec adresse et élégance avec le second violon. Les mélomanes sont invités chaque année à découvrir un nouveau programme du Quatuor Scherzando. Pour cette édition, l’ensemble a choisi le quatuor Opus 59/3 de Beethoven. L’une des pages les plus marquantes d’un compositeur arrivé à la maturité de son art. Un aboutissement qui s’exprime par l’ampleur de la composition et la diversité des mouvements. En seconde partie, les musiciens ont choisi le quatuor en ut de Felix Mendelssohn. Une page qui emmène l’auditeur à la découverte d’une autre facette du début du 19e siècle, que couronne l’envolée romantique naissante d’un maître étonnant. (bh)

 

 

 

Zone de Texte: Journal du Jura, 4 novembre 2002

 

MAISON PEUPLE • Première de Leonardo da Vinci

Un maître fort bien honoré

La Chorale de Bienne, la Lyre et le chœur mixte de Péry-Sonceboz, le quatuor la Clé des Chants et le quatuor Scherzando ont littéralement emballé la grande salle de la Maison du Peuple samedi à l'occasion de la création de l'évocation de la vie de Leonardo da Vinci.

La salle était comble samedi lors de la première représentation de l'évocation de la vie de Leonardo da Vinci. Cette œuvre composée et dirigée par Jean-Claude Guermann pour la musique et Philippe Moser pour les textes a complètement subjugué les spectateurs qui avaient fait le déplacement à la Maison du Peuple. Il faut dire que la musique n'était pas œuvre de débutant puisque le compositeur est passé maître dans l'art des arrangements dont il fait profiter la Chorale de Bienne qu'il dirige depuis plus de vingt ans. A son actif, on relèvera encore en 1991 une composition similaire retraçant la vie de Pestalozzi qui avait, à l'époque, fait salle pleine pendant une semaine à Yverdon.

Sur le mode de l'oratorio, Leonardo da Vinci commence par une entrée musicale exécutée par l'excellent quatuor Scherzando. La musique qui fait référence à une composition de Vinci lui-même, a des accents populaires, voire modernes tout en demeurant dans une tonalité très agréable pour l'oreille, On se rend compte d'emblée qu'elle ne cède rien à la facilité et que l'ensemble aura ainsi un label de qualité de haut niveau. Les différents chanteurs, tous en costumes d'époque entrent alors en scène et interprètent le premier chœur: «Dans le bourg de Vinci», lieu de naissance de Leonardo. C'est un morceau repris successivement par les trois chœurs présents et donnant à l'ensemble un crescendo de volume et de relief qui instantanément a déclenché les applaudissements du public. Un Leonardo plus vrai que nature entre alors en scène et nous conte la naissance, le 15 avril 1452, du génial touche-à-tout. Toute l'évocation sera dès lors entrecoupée de l'excellent texte de Philippe Moser narré par Bernard Huttenlocher du théâtre Scaramouche de Neuchâtel. Le jeu de scène n'est pas non plus à négliger puisqu'au fil des interventions de l'acteur les chœurs se succèdent soit en disposition de chœur d'hommes ou de chœurs de femmes pour aboutir durant les moments importants de la vie de l'homme universel en formation complète regroupant les deux chœurs mixtes et le chœur d'hommes de la Chorale de Bienne. On citera encore le merveilleux moment du début de l'acte 2 «la Vierge aux rochers» un des tableaux du grand maître, interprété par le quatuor vocal la Clé des Chants. C'est du point de vue musical un clin d'œil à la musique sacrée de la plus belle facture, chanté par quatre très belles voix qui ont provoqué l'émotion et l'admiration de l'assistance. L'originalité de la composition musicale impressionne. On passe du tango à la valse, du chœur symphonique à la musique sacrée tout en gardant un fil rouge au niveau de l'harmonie digne des meilleures compositions. L'accompagnement du quatuor à cordes fait merveille et sa prestation en soliste lors de la mort de Leonardo a quasiment ému aux larmes plus d'un spectateur. Enfin, l'apport de la projection de diapositives durant toute la représentation n'est pas à négliger. Elle donne à l'ensemble l'illustration riche et nécessaire du monde de l'illustrissime.

La Chorale a fait avec cette œuvre un pari fou qui est d'ores et déjà gagné et qui montre, si cela était encore nécessaire, que l'union des forces vives peut mettre en évidence, même chez des chœurs d'amateurs, des qualités de vrais professionnels. (jch)

 

 

 

Zone de Texte: Bieler Tagblatt, 16. Mai 2002

 

 

Biel, Pasquart-Kirche: KONZERT

 

Konzert-Reise führte nach Osten

 

Das Ensemble Quatuor Scherzando beglückte Freunde des Streichquartetts mit Werken von Haydn, Glasunow und Borodin.

 

pre. Die Konzert-Reise führte nach Osten und begann in Wien mit Haydns Quartett in G-Dur (opus 77 Nummer 1), einem der letzten, vollendeten aus der Hand dieses Meisters. Ein leichter, triolenwirbliger Marsch eröffnet das Werk. Seine Heiterkeit durchströmte auch das folgende «Adagio», eine warme, sonnige Landschaft, in welcher da ein silberner Fluss, dort ein Wolkenschatten aufblitzte. Dann gings südostwärts mit dem «Presto-Menuett». Es war eine Zigeuner-Kapelle mit einem vituosen Primas zu Gast im Burgenland. Mit diesem temperamentvollen Trio wetteiferten die einheimischen Musikanten mit den Gästen.

Alexander Glasunow (1865- 1936) schrieb fünf «Novellettes» für Streichquartett. Davon offerierte Scherzando seinem Publikum zwei gegensätzliche: Das «Interludium in modo antico» zeichnete mit einem schlichten, in allen Instrumenten wiederkehrenden Thema die Weite und Ruhe des russischen Landes, «Orientale», einer der Volksmusik abgelauschter Tanz, in welchem man plötzlich auch Zimbal, Drehleier und Dudelsack zu hören glaubte. Mit Alexander Borodin verbindet das «Quatuor Scherzando», das sie - wie der Name sagt - das Quartettspiel «En plaisantant» zum Zeitvertreib pflegen.

Borodin war Chemieprofessor, massgebender Forscher und Musiker. Im «Quatuor Scherzando» sind Elisabeth Minder (1. Violine) und Françoise Pellaton (Viola), Berufsmusikerinnen, Jean-Daniel Pellaton sowie Michael Minder (Cello) Ingenieure: Es ist ein glückliches Ensemble von Amateur- und Berufskünstlern. Ein ausgewogenes Quartett, in dem keine Stimme einseitig dominiert, sondern alle mit ihrem Timbre zur Geltung kommen. Das genoss man am Schluss noch einmal in Borodins zweitem Streichquartett mit dem melodienselig fliessenden «Allegro moderato», dem leichtfüssigen Scherzo, dem romantischen Notturno, in welchem die Nachtigallen schlagen, im bald wehmütig klagenden, bald stürmisch drängenden Finale.

 

 

 

Zone de Texte: Bieler Tagblatt, 24. April 2001

 

 

Biel: KONZERT

 

 

Kein Husten oder Schneuzen zu hören

Gibt es etwas Beglückenderes für Berufs- und Amateurmusiker als das Quartett? Die Vierstimmigkeit ist etwas Naturgegebenes: Sopran und Alt, Tenor und Bass bilden die Einheit des Chors.

 

pre. Das Streichquartett Scherzando ist eine glückliche Einheit aus professioneller Zuverlässigkeit und Amateur-Begeisterung. Es besteht aus den Ehepaaren Minder und Pellaton; die beiden Frauen sind Berufsmusikerinnen {Elisabeth Minder, 1.Violine, ist Violinlehrerin, Françoise Pellaton Solobratschistin der OGB), die Herren sind von Beruf Ingenieure (Jean-Daniel Pellaton, 2.Violine, Michael Minder, Violoncello). Technische Überlegenheit und musikalische Intensität erlauben es dem Quatuor Scherzando mit den grossen Werken der Quartettliteratur aufzutreten.

Für ihr Konzert in der christkatholischen Kirche Biel hatten sie sich ein frohes und zugleich auf ihren Namen abgestimmtes Programm zusammengestellt, enthielt doch jedes der drei Werke auch ein Scherzo. Als erstes erklang Schumanns Quartett Nr. 1 in a-Moll (op. 41-1), komponiert 1842, in einer seiner glücklichsten Schaffensperioden. Starke Impulse gingen vom Cello und der Viola aus und wurden von den Geigen spielerisch übernommen. In eine ganz andere Klangwelt versetzte anschliessend die Romanze von Sergej Rachmaninow. In der con sordino dahinschwebenden Weise wurde die Weite des russischen Landes, der Ursprung der slawischen Schwermut spürbar; im folgenden Scherzo aber kommen die Menschen aus ihren Häusern, und die verträumte Sonntagsstille weicht einem ausgelassenen Tanz.

Noch übermütiger ist Dvoraks Scherzo molto allegro. Sein «amerikanisches» Quartett (Nr. 12, F-Dur op. 96) beginnt ja auch mit Erinnerungen an heimatliche Tänze und vor dem luftigen Scherzo erklingen noch die heimwehschweren Klagen des zweiten Satzes (Lento). Auch der letzte Satz tanzt und wiegt sich in verführerischen Melodien. Er verführte auch die lange etwas zu verhaltene erste Violine zu mitreissender Virtuosität. Kein (osterwetterbedingtes) Husten oder Schneuzen, kein Räuspern oder Programmrascheln störte das Konzert; dies sowie der herzliche Applaus mag den vier bescheidenen Künstlern gezeigt haben, dass ihr Publikum gebannt und dankbar ihre beseelte Musik gelauscht hat.

 

 

 

Zone de Texte: L'Alsace (F), 5 avril 2001

 

 

 

 

 

Lucelle : réconciliation en musique


Une fresque contre la violence est présentée à la chapelle Notre-Dame de Lucelle jusqu'au 17 avril. Deux couples venus des bords du lac de Bienne ont assuré l'ouverture musicale. Le quatuor Scherzando joue avec légèreté devant une fresque qui appelle à la fraternisation.

 

Le temps superbe de ce dernier dimanche qui ouvrait avec éclat le mois d'avril a conduit les gens dans la nature. Beaucoup de chemins menaient à nouveau vers Lucelle, toujours attirante. C'était aussi l'occasion de visiter les expositions qui agrémentent régulièrement les passages dans ce joli coin du Haut-Sundgau. Nathan Katz y tient la vedette depuis mi-mars. Mais une nouvelle présentation a été installée dans la chapelle Notre-Dame comme nous l'avons déjà signalé dans notre numéro de dimanche dernier ainsi que dans « L'Alsace Lundi ». Il s'agit de la fresque de la réconciliation.

Porter témoignage

Le vernissage a donné lieu, dimanche en fin d'après-midi, à un très beau concert du quatuor à cordes Scherzando, mettant en présence deux couples d'artistes suisses originaires de Bienne et de La Neuveville, des sites bien connus sur les rives riantes du lac. Deux professeurs de musique et deux ingénieurs partagent la même passion. Ils se sont déjà produits à Lucelle « un endroit que nous avons appris à aimer », disent-ils. Deux violons, un alto et un violoncelle ont interprété pendant une heure Robert Schumann et Antonin Dvoràk. Comme la souligné André Weber, responsable culturel du Centre européen de Lucelle, la beauté musicale allait de pair avec la richesse de la palette du peintre : « une ouverture sublime » pour le lancement de cette exposition, qui constitue le véritable « démarrage de la nouvelle saison culturelle » à Lucelle. Claude Braun, un peintre élève des Beaux-Arts de Strasbourg, est originaire de Kohlhutte dans le Parc naturel des Vosges. Son oeuvre en seize panneaux de grande dimension est placée sous la symbolique de lutte contre la violence. Elle bienvenue à l'heure où nous vivons « dans un monde déchiré y compris en Terre Sainte où les trois religions, chrétienne, judaïque et islamiste, ont pourtant vécu des heures importantes et où se poursuit une guerre atroce », comme l'a fait remarquer André Weber. « Nous qui avons la chance de vivre en Europe occidentale, devons porter témoignage. Puisse le message être répandu ». La fresque, technique de peinture acrylique sur fond de bois enduit, évoque différentes réflexions sur la non violence évangélique depuis la création jusqu'au Mont des Béatitudes avec le sermon sur la montagne. C'est ensuite la rupture, la chute, le péché puis le serviteur souffrant, l'Emmanuel Dieu avec nous, le grand salut d'Israël, l'amour du prochain, la parabole du bon Samaritain, les leçons de tolérance, l'appel à la conscience, l'amour de Dieu.

Yves Stantina

 

 

 

Zone de Texte: Chablaisien, 11. avril 1999

 

 

 

Concert à l'église de Bex

Un brillant Scherzando

Dimanche en fin d'après-midi, l'église catholique de Bex accueillait le quatuor à cordes Scherzando, né de l'amitié entre deux couples de musiciens de la région biennoise, l'un professionnel l'autre amateur. Le violoncel1iste Michael Minder a passé sa jeunesse quasiment en face de l'église, rappelait avec malice le curé Jean Scarcella dans son message de bienvenue.

Composé d'Elisabeth Minder au premier violon, de Jean-Daniel Pellaton au deuxieme violon, ainsi que de Françoise Pellaton et du violonicelliste déjà cité, l'ensemble débutait par une oeuvre de Johann Friedrich Fasch (1688-1758), la sonateen ré mineur. Si J-S. Bach recopia quelques-unes de ses suites d'orchestre de conception audacieuse, la pièce choisie secaractérisait plutôt par une facture classiqe. Le premier allegro permettait d'apprécier une très belle sonorité de l'alto, ressortant d'un rien, tandis que quelques imprécisions altéraient le dernier mouvement.

Des six quatuors op. 20 composés par Joseph Haydn en 1772, Scherzando offrait ensuite l'interprétation du No 5 en fa mineur, de caractère tragique. Dans l'allegro moderato, les musiciens avaient d'abord une certaine gêne à traduire parfaitement cette atmosphère, mais quelques mesures plus tard, la tension du reste du mouvement était bien rendue.

L'excellent équilibre du menuetto permettait de saisir tous les contrastes, les changements de rythme du troisieme mouvement se montrant bien maîtrisés. Le finale était quant à lui brillant sans clinquant.

Pour terminer en beauté était ensuite joué le quatuor op. 18 en si bémol majeur de Ludwig van Beethoven. Composée en 1799-1800, cette pièce se caractérise par son finale particu1ier, sous-titré Malincolia (la mélancolie), et qui porte l'indication suivante: «Ce morceau doit être joué avec la plus grande délicatesse...».

On la retrouvait déjà dans le premier allegro con brio, le violoncel1e répondant au premier violon avec espièglerie et sautillé, dans une parfaite cohésion de l'ensemble. L'adagio illustrait également la quaIité d'écoute des musiciens, se terminant dans le souffle de deux pizzicati. Et la fameuse Malincolia recelait de magnifiques montées plaintives du violoncelle, forcissant avant de s'effacer. La tension était bien maintenue et un final virtuose mettait un terme à cette oeuvre, mais non au concert. Un mouvement du quatuor 18 No 4 de Beethoven était joué en bis pour une fin virevoltante.

Christophe Jemelin

 

 

 

Zone de Texte: Bieler Tagblatt, 6. April 1999

 

 

 

Biel: PASQUART-KIRCHE

Vielfältige Klänge zu den Feiertagen

Karfreitag und Ostern fanden ihren musikalischen Niederschlag traditionsgemäss auch in der Französischen Kirche Pasquart.

 

Das «Quatuor Scherzando» überzeugte mit seinem Spiel.

 

DANIEL ANDRES

Das «Quatuor Scherzando» ist auf einheimischem Boden gewachsen und besteht zur Hälfte aus Berufsmusikerinnen und zur Hälfte aus guten Amateurmusikern. Fast ein Beweis, dass die Unterschiede zwischen diesen «Kategorien» gelegentlich fliessend sind. Denn das Niveau der Interpretationen war zur Freude der recht zahlreichen Hörerschaft bemerkenswert hoch. Elisabeth Minder, 1. Violine, Françoise Pellaton, Bratsche, sind die Berufsmusikerinnen, Jean-Daniel Pellaton, 2. Violine, und Michael Minder, Violoncello, sind die Amateurmusiker, die sich zu einem homogenen und gepflegten Quartettspiel finden. Mit einer Sonate von Johann Friedrich Fasch huldigten sie am Freitag zu Beginn einem Komponisten, der noch stark in der polyphonen Schreibweise des Barock wurzelt, aber doch in der Gestik und Melodik bereits zur Früh- oder Vorklassik neigt. Das durchaus spannungsvolle Werk erklang plastisch in der Stimmführung.

Die Quartette opus 20 von Joseph Haydn gehören bereits zu den Meisterwerken der klassischen Quartettkomposition. Sie tendieren zur Monothematik und zur inneren Geschlossenheit aller Sätze mit einer Fuge als Finale. Dem fünften in der Tonart f-rnoll aus dieser Reihe von sechs Quartetten wurden die Ausführenden in hohem Masse gerecht.

Beethovens frühe Quartettserie opus 18 knüpft bei den reifen Haydn-Quartetten an, bringt aber bereits grössere Gegensätze und Spannungen in die Komposition ein. Auch hier erlebten die Zuhörer ein sauberes und ansprechendes Spiel, wobei die Kontraste zwischen und innerhalb der einzelnen Sätze möglicherweise pointierter hätten dargestellt werden konnen. Ein Programm, das nicht auf die Karfreitagsthematik einging, aber durchaus zu einer erbaulichen Stunde wurde.

 

 

 

Zone de Texte: Le Démocrate, 14 mai 1992, et Le Pays, 15 mai 1992

 

 

Concert au château de Soyhières

Musique de chambre

 

L'initiative du CCRD et de la société des amis du Château de Soyhières d'avoir invité le Quatuor Scherzando à donner un concert dimanche dernier dans la grande salle du Château de Soyhières mérite d'autant plus d'être saluée que ce concert fut une réussite.

 

Elisabeth et Michael Minder, Françoise et Jean-Daniel Pellaton, musiciens chevronnés qui forment ce quatuor, abordent les partitions avec une grande clairvoyance et enthousiasme communicatif. Le résultat est remarquable si l'on pense qu'ils ne jouent dans cette formation que depuis 1990 et qu'ils ont rarement joué en public.

Leurs interprétations sont mûrement réfléchies et soignées: c'est avec le Quatuor No 4 opus 18 de Beethoven qu'ils ont choisi de commencer leur concert. Encore un peu tendus et émus sans doute dans l'oeuvre de Beethoven. c'est dans Dvoràk Quatuor opus 96, (Américain). et surtout dans Rachmaninov (Romance et Scherzo, formant en fait le Quatuor N° 1) que le Quatuor Scherzando a donné la mesure de son talent: sens inné du chant soutenu, et grande qualité d'intimité sonore. On saluera en outre l'originalité du choix: ce premier quatuor de Rachmaninov, oeuvre splendide, n'est quasiment jamais joué.

Dimanche, le Quatuor Scherzando nous a ainsi fait redécouvrir dans un cadre idyllique à l'acoustique à la fois reservée et flatteuse, à quel point la forme même du quatuor à cordes est une école d'équilibre, d'écoute reciproque et de convergence. L.exemplaire modestie des interprètes n'a rendu que plus forts les moments où cet équilibre fut atteint.

Nombreux, les mélomanes n'ont pu que se féliciter d'être accourus a une manifestation de cette qualité. Souhaitons que ce concert soit le premier d'une série d'occasions artistiques et culturelles, pour lesquelles le Château de Soyhières offre à l'évidence un cadre admirablement adapté. (dh)

 

 

 

Zone de Texte: Bieler Tagblatt, 10. März 1992

 

 

 

Kirche Mett

 

Leichtfüssig und beschwingt

 

pml. Trotz fasnächtlicher Aktivitäten hatte sich dennoch eine ansehnliche Zahl von Zuschauern in der reformierten Kirche Mett eingefunden, um dem Vorabendkonzert des Scherzando-Quartetts beizuwohnen. Elisabeth Minder, Jean-Daniel Pellaton (beide Violine), Françoise Pellaton (Bratsche) und Michael Minder (Cello) spielten je ein Streichquartett von Beethoven (c-Moll), Rachmaninov (Nr. 1) und Dvoràk («Americain»).

 

Die reformierte Kirche Mett gehört in jene recht weit verbreitete Kategorie von kleinen, aber wohlklingenden Kirchen, die sich für Kammermusik mit kleineren Ensembles bestens eignen. Durch das schmale und hohe Kirchenschiff mit flacher Decke ergibt sich eine mässige Halligkeit, die besonders für Streicher, aber auch beispielsweise Holzbläser ideale Bedingungen schaffen.

Alle vier Mitglieder des Quartetts Scherzando können mittlerweilen schon auf eine längere Musikerkarriere zurückblicken. Gemeinsam ist ihnen, dass sie alle vier eine reichhaltige Erfahrung als Solisten einbringen. Das schlägt sich entsprechend in der Qualität der einzelnen Parts nieder. Die einzelnen Stimmen werden sehr fein aufgelöst und ausgewogen timbriert wiedergegeben. Auch das Zusammenspiel zeugt von einem sehr hohen Grad an Musikalität, wenn gleich sich in einigen weniger heiklen Übergängen bei Beethoven und Dvoràk gewisse Unstimmigkeiten einstellten. Diese kleinen unbedeutenden Unebenheiten wurden aber längstens wieder durch die leichtfüssige und federnd beschwingte Spielweise ausgeglichen.

Besonders überzeugend gelang Rachmaninovs Romanze und Scherzo Nr. 1 für Streichquartett. Auf der einen Seite gelang eine sehr gefühlvolle intonierte Romanze, die frei von jeder Süsslichkeit war, ohne allerdings der nötigen Wärme zu entbehren. Auf der anderen Seite bot das Quartett ein sehr spritziges, aber wohltemperiertes Scherzo, dass sich nahtlos an die Romanze anfügte.

 

 

 

Zone de Texte: Chablaisien, mars 1992

 

 

 

Le Quatuor Scherzando au Château

Accents américains à Aigle

 

La société des intérêts de la ville d'Aigle a offert une belle fin d'après-midi, dimanche au Château d'Aigle, en invitant le Quatuor Scherzando, composé en partie d'artistes qui ont grandi dans le Chablais. Le programme proposait en ouverture le Quatuor en ut mineur op. 18 No 14 de Ludwig van Beethoven, récapitulation des clichés en vigueur à I'époque. L'allegro ma non tanto présenta de jolis piqués dans des passages animés, mais tout comme le deuxième mouvement ne se signala pas par son originalité d'exécution. Dans le menuetto par contre, le deuxième violon Jean-Daniel Pellaton eut le beau rôle, soutenant Elisabeth Minder-Cimbri au premier violon dans ses notes rapides. L 'allegro s'acheva dans un tourbillon brillant. Mettant leur sourdine, les musiciens interpretèrent ensuite Sergej Rachmaninov. Composés en 1899, les deux mouvements romance et scherzo ont été rassemblés à Moscou en 1947, formant le Quatuor No 1. La romance, fort douce, fut jouée avec beaucoup de sensibilité, chaque musicien se montrant très à I'aise. Dans le scherzo, le violoncelliste Michael Minder offrit une superbe partie, vivante et contrastée, le mouvement se poursuivant par un agréable balancement. Pour terminer, Antonin Dvoràk était à I'honneur, avec une de ses plus célèbres partitions, le Quatuor XII en fa majeur op. 96 «Américain ». Celui-ci fut écrit en 1893 dans l'Iowa et mêle la tradition tchèque et noire, rencontrée dans une paroisse d'immigrants. Bien sonore dès le debut, I'allegro ma non troppo fit entendre un alto grave, joué par Françoise Pellaton, Elisabeth Minder-Cimbri se montrant espiègle, et traversant le lento avec prestance. Dans le molto vivace, le public apprécia I'excellente cohésion entre les deux violons, avant le vivace aux accents typiquement américains, sautillant sans faille. En bis, le Quatuor Scherzando resta dans une ambiance enjouée, avec un Scott Joplin amusant.

Christophe Jemelin