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PASQUART
Concert de Noël 17 décembre 2008
Par
Pierre-Alain Chopard.
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Un quatuor
à cordes est un cœur qui bat. Les instrumentistes de Scherzando nous l’ont
montré avec l’opus 77 de Haydn, exposé d’une même âme dans sa variété:
l’insistance dans l’allegro initial, le rêve à l’adagio (majeur/mineur), la
légèreté du menuet et, avec le finale dansant, l’énergie franche de Haydn qui
persévère toujours. Tous, chanteurs au repos compris, ont apprécié ce grand
moment de musique.
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PASQUART
Concert de Pentecôte
Le temple
du Pasquart a invité le Quatuor Scherzando pour son concert de Pentecôte
dimanche. L’ensemble proposera des pages de Beethoven et de Mendelssohn. Les
quatre musiciens se retrouvent chaque semaine pour un travail concentré et
précis, temps durant lequel ils élaborent une cohésion remarquable et des
phrasés élégants. Un travail d’unité qui permet au quatuor de proposer une
musicalité appréciée d’un large public. La particularité de l’ensemble est
également d’être composé de deux couples formant une intéressante composition
de professionnels et d’amateurs. Elisabeth Minder excelle au violon qu’elle
enseigne d’ailleurs, tandis que son compagnon Michael Minder s’exprime avec
autorité au violoncelle assurant la basse et participant au développement
musical de l’ensemble. En ce qui concerne le second couple, Françoise Pellaton
joue à l’Orchestre Symphonique de Bienne (SOB) où elle sait faire chanter son
alto de ce timbre rare qui fait tout son charme. Jean-Daniel Pellaton quant à
lui fait équipe avec adresse et élégance avec le second violon. Les mélomanes
sont invités chaque année à découvrir un nouveau programme du Quatuor
Scherzando. Pour cette édition, l’ensemble a choisi le quatuor Opus 59/3 de
Beethoven. L’une des pages les plus marquantes d’un compositeur arrivé à la
maturité de son art. Un aboutissement qui s’exprime par l’ampleur de la
composition et la diversité des mouvements. En seconde partie, les musiciens
ont choisi le quatuor en ut de Felix Mendelssohn. Une page qui emmène
l’auditeur à la découverte d’une autre facette du début du 19e siècle, que
couronne l’envolée romantique naissante d’un maître étonnant. (bh)
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MAISON PEUPLE •
Première de Leonardo da Vinci
La Chorale de Bienne,
la Lyre et le chœur mixte de Péry-Sonceboz, le quatuor la Clé des Chants et
le quatuor Scherzando ont littéralement emballé la grande salle de la Maison
du Peuple samedi à l'occasion de la création de l'évocation de la vie de
Leonardo da Vinci.
La salle
était comble samedi lors de la première représentation de l'évocation de la vie
de Leonardo da Vinci. Cette œuvre composée et dirigée par Jean-Claude Guermann
pour la musique et Philippe Moser pour les textes a complètement subjugué les
spectateurs qui avaient fait le déplacement à la Maison du Peuple. Il faut dire
que la musique n'était pas œuvre de débutant puisque le compositeur est passé
maître dans l'art des arrangements dont il fait profiter la Chorale de Bienne
qu'il dirige depuis plus de vingt ans. A son actif, on relèvera encore en 1991
une composition similaire retraçant la vie de Pestalozzi qui avait, à l'époque,
fait salle pleine pendant une semaine à Yverdon.
Sur le mode
de l'oratorio, Leonardo da Vinci commence par une entrée musicale exécutée
par l'excellent quatuor Scherzando. La musique qui fait référence à une
composition de Vinci lui-même, a des accents populaires, voire modernes tout en
demeurant dans une tonalité très agréable pour l'oreille, On se rend compte
d'emblée qu'elle ne cède rien à la facilité et que l'ensemble aura ainsi un
label de qualité de haut niveau. Les différents chanteurs, tous en costumes
d'époque entrent alors en scène et interprètent le premier chœur: «Dans le
bourg de Vinci», lieu de naissance de Leonardo. C'est un morceau repris
successivement par les trois chœurs présents et donnant à l'ensemble un
crescendo de volume et de relief qui instantanément a déclenché les
applaudissements du public. Un Leonardo plus vrai que nature entre alors en
scène et nous conte la naissance, le 15 avril 1452, du génial touche-à-tout.
Toute l'évocation sera dès lors entrecoupée de l'excellent texte de Philippe
Moser narré par Bernard Huttenlocher du théâtre Scaramouche de Neuchâtel. Le
jeu de scène n'est pas non plus à négliger puisqu'au fil des interventions de
l'acteur les chœurs se succèdent soit en disposition de chœur d'hommes ou de
chœurs de femmes pour aboutir durant les moments importants de la vie de
l'homme universel en formation complète regroupant les deux chœurs mixtes et le
chœur d'hommes de la Chorale de Bienne. On citera encore le merveilleux moment
du début de l'acte 2 «la Vierge aux rochers» un des tableaux du grand maître,
interprété par le quatuor vocal la Clé des Chants. C'est du point de vue
musical un clin d'œil à la musique sacrée de la plus belle facture, chanté par
quatre très belles voix qui ont provoqué l'émotion et l'admiration de
l'assistance. L'originalité de la composition musicale impressionne. On passe
du tango à la valse, du chœur symphonique à la musique sacrée tout en gardant
un fil rouge au niveau de l'harmonie digne des meilleures compositions.
L'accompagnement du quatuor à cordes fait merveille et sa prestation en soliste
lors de la mort de Leonardo a quasiment ému aux larmes plus d'un spectateur.
Enfin, l'apport de la projection de diapositives durant toute la représentation
n'est pas à négliger. Elle donne à l'ensemble l'illustration riche et
nécessaire du monde de l'illustrissime.
La Chorale
a fait avec cette œuvre un pari fou qui est d'ores et déjà gagné et qui montre,
si cela était encore nécessaire, que l'union des forces vives peut mettre en
évidence, même chez des chœurs d'amateurs, des qualités de vrais
professionnels. (jch)
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Biel, Pasquart-Kirche: KONZERT
Das Ensemble Quatuor Scherzando
beglückte Freunde des Streichquartetts mit Werken von Haydn, Glasunow und Borodin.
pre. Die Konzert-Reise führte nach
Osten und begann in Wien mit Haydns Quartett in G-Dur (opus 77 Nummer 1), einem
der letzten, vollendeten aus der Hand dieses Meisters. Ein leichter,
triolenwirbliger Marsch eröffnet das Werk. Seine Heiterkeit durchströmte auch
das folgende «Adagio», eine warme, sonnige Landschaft, in welcher da ein
silberner Fluss, dort ein Wolkenschatten aufblitzte. Dann gings südostwärts mit
dem «Presto-Menuett». Es war eine Zigeuner-Kapelle mit einem vituosen Primas zu
Gast im Burgenland. Mit diesem temperamentvollen Trio wetteiferten die
einheimischen Musikanten mit den Gästen.
Alexander Glasunow (1865- 1936)
schrieb fünf «Novellettes» für Streichquartett. Davon offerierte Scherzando
seinem Publikum zwei gegensätzliche: Das «Interludium in modo antico» zeichnete
mit einem schlichten, in allen Instrumenten wiederkehrenden Thema die Weite und
Ruhe des russischen Landes, «Orientale», einer der Volksmusik abgelauschter
Tanz, in welchem man plötzlich auch Zimbal, Drehleier und Dudelsack zu hören
glaubte. Mit Alexander Borodin verbindet das «Quatuor Scherzando», das sie -
wie der Name sagt - das Quartettspiel «En plaisantant» zum Zeitvertreib
pflegen.
Borodin war Chemieprofessor, massgebender
Forscher und Musiker. Im «Quatuor Scherzando» sind Elisabeth Minder (1.
Violine) und Françoise Pellaton (Viola), Berufsmusikerinnen, Jean-Daniel
Pellaton sowie Michael Minder (Cello) Ingenieure: Es ist ein glückliches
Ensemble von Amateur- und Berufskünstlern. Ein ausgewogenes Quartett, in dem
keine Stimme einseitig dominiert, sondern alle mit ihrem Timbre zur Geltung
kommen. Das genoss man am Schluss noch einmal in Borodins zweitem
Streichquartett mit dem melodienselig fliessenden «Allegro moderato», dem
leichtfüssigen Scherzo, dem romantischen Notturno, in welchem die Nachtigallen
schlagen, im bald wehmütig klagenden, bald stürmisch drängenden Finale.
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Biel: KONZERT
Gibt es etwas Beglückenderes für
Berufs- und Amateurmusiker als das Quartett? Die Vierstimmigkeit ist etwas
Naturgegebenes: Sopran und Alt, Tenor und Bass bilden die Einheit des Chors.
pre. Das Streichquartett Scherzando
ist eine glückliche Einheit aus professioneller Zuverlässigkeit und
Amateur-Begeisterung. Es besteht aus den Ehepaaren Minder und Pellaton; die
beiden Frauen sind Berufsmusikerinnen {Elisabeth Minder, 1.Violine, ist
Violinlehrerin, Françoise Pellaton Solobratschistin der OGB), die Herren sind
von Beruf Ingenieure (Jean-Daniel Pellaton, 2.Violine, Michael Minder,
Violoncello). Technische Überlegenheit und musikalische Intensität erlauben es
dem Quatuor Scherzando mit den grossen Werken der Quartettliteratur
aufzutreten.
Für ihr Konzert in der
christkatholischen Kirche Biel hatten sie sich ein frohes und zugleich auf
ihren Namen abgestimmtes Programm zusammengestellt, enthielt doch jedes der
drei Werke auch ein Scherzo. Als erstes erklang Schumanns Quartett Nr. 1 in
a-Moll (op. 41-1), komponiert 1842, in einer seiner glücklichsten
Schaffensperioden. Starke Impulse gingen vom Cello und der Viola aus und wurden
von den Geigen spielerisch übernommen. In eine ganz andere Klangwelt versetzte
anschliessend die Romanze von Sergej Rachmaninow. In der con sordino
dahinschwebenden Weise wurde die Weite des russischen Landes, der Ursprung der
slawischen Schwermut spürbar; im folgenden Scherzo aber kommen die Menschen aus
ihren Häusern, und die verträumte Sonntagsstille weicht einem ausgelassenen
Tanz.
Noch übermütiger ist Dvoraks
Scherzo molto allegro. Sein «amerikanisches» Quartett (Nr. 12, F-Dur op. 96)
beginnt ja auch mit Erinnerungen an heimatliche Tänze und vor dem luftigen
Scherzo erklingen noch die heimwehschweren Klagen des zweiten Satzes (Lento).
Auch der letzte Satz tanzt und wiegt sich in verführerischen Melodien. Er
verführte auch die lange etwas zu verhaltene erste Violine zu mitreissender
Virtuosität. Kein (osterwetterbedingtes) Husten oder Schneuzen, kein Räuspern
oder Programmrascheln störte das Konzert; dies sowie der herzliche Applaus mag
den vier bescheidenen Künstlern gezeigt haben, dass ihr Publikum gebannt und
dankbar ihre beseelte Musik gelauscht hat.
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Une fresque contre la violence est présentée
à la chapelle Notre-Dame de Lucelle jusqu'au 17 avril. Deux couples venus des
bords du lac de Bienne ont assuré l'ouverture musicale. Le quatuor Scherzando
joue avec légèreté devant une fresque qui appelle à la fraternisation.
Le temps superbe de ce
dernier dimanche qui ouvrait avec éclat le mois d'avril a conduit les gens dans
la nature. Beaucoup de chemins menaient à nouveau vers Lucelle, toujours
attirante. C'était aussi l'occasion de visiter les expositions qui agrémentent
régulièrement les passages dans ce joli coin du Haut-Sundgau. Nathan Katz y
tient la vedette depuis mi-mars. Mais une nouvelle présentation a été installée
dans la chapelle Notre-Dame comme nous l'avons déjà signalé dans notre numéro
de dimanche dernier ainsi que dans « L'Alsace Lundi ». Il s'agit de la fresque
de la réconciliation.
Porter témoignage
Le vernissage a donné
lieu, dimanche en fin d'après-midi, à un très beau concert du quatuor à cordes
Scherzando, mettant en présence deux couples d'artistes suisses originaires de
Bienne et de La Neuveville, des sites bien connus sur les rives riantes du lac.
Deux professeurs de musique et deux ingénieurs partagent la même passion. Ils
se sont déjà produits à Lucelle « un endroit que nous avons appris à aimer »,
disent-ils. Deux violons, un alto et un violoncelle ont interprété pendant une
heure Robert Schumann et Antonin Dvoràk. Comme la souligné André Weber,
responsable culturel du Centre européen de Lucelle, la beauté musicale allait
de pair avec la richesse de la palette du peintre : « une ouverture sublime »
pour le lancement de cette exposition, qui constitue le véritable « démarrage
de la nouvelle saison culturelle » à Lucelle. Claude Braun, un peintre élève
des Beaux-Arts de Strasbourg, est originaire de Kohlhutte dans le Parc naturel
des Vosges. Son oeuvre en seize panneaux de grande dimension est placée sous la
symbolique de lutte contre la violence. Elle bienvenue à l'heure où nous vivons
« dans un monde déchiré y compris en Terre Sainte où les trois religions,
chrétienne, judaïque et islamiste, ont pourtant vécu des heures importantes et
où se poursuit une guerre atroce », comme l'a fait remarquer André Weber. «
Nous qui avons la chance de vivre en Europe occidentale, devons porter
témoignage. Puisse le message être répandu ». La fresque, technique de peinture
acrylique sur fond de bois enduit, évoque différentes réflexions sur la non
violence évangélique depuis la création jusqu'au Mont des Béatitudes avec le
sermon sur la montagne. C'est ensuite la rupture, la chute, le péché puis le
serviteur souffrant, l'Emmanuel Dieu avec nous, le grand salut d'Israël, l'amour
du prochain, la parabole du bon Samaritain, les leçons de tolérance, l'appel à
la conscience, l'amour de Dieu.
Yves Stantina
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Concert à l'église de Bex
Dimanche en fin
d'après-midi, l'église catholique de Bex accueillait le quatuor à cordes
Scherzando, né de l'amitié entre deux couples de musiciens de la région
biennoise, l'un professionnel l'autre amateur. Le violoncel1iste Michael Minder
a passé sa jeunesse quasiment en face de l'église, rappelait avec malice le
curé Jean Scarcella dans son message de bienvenue.
Composé d'Elisabeth Minder
au premier violon, de Jean-Daniel Pellaton au deuxieme violon, ainsi que de
Françoise Pellaton et du violonicelliste déjà cité, l'ensemble débutait par une
oeuvre de Johann Friedrich Fasch (1688-1758), la sonateen ré mineur. Si J-S.
Bach recopia quelques-unes de ses suites d'orchestre de conception audacieuse,
la pièce choisie secaractérisait plutôt par une facture classiqe. Le premier
allegro permettait d'apprécier une très belle sonorité de l'alto, ressortant
d'un rien, tandis que quelques imprécisions altéraient le dernier mouvement.
Des six quatuors op. 20
composés par Joseph Haydn en 1772, Scherzando offrait ensuite l'interprétation
du No 5 en fa mineur, de caractère tragique. Dans l'allegro moderato, les
musiciens avaient d'abord une certaine gêne à traduire parfaitement cette
atmosphère, mais quelques mesures plus tard, la tension du reste du mouvement
était bien rendue.
L'excellent équilibre du
menuetto permettait de saisir tous les contrastes, les changements de rythme du
troisieme mouvement se montrant bien maîtrisés. Le finale était quant à lui
brillant sans clinquant.
Pour terminer en beauté
était ensuite joué le quatuor op. 18 en si bémol majeur de Ludwig van
Beethoven. Composée en 1799-1800, cette pièce se caractérise par son finale
particu1ier, sous-titré Malincolia (la mélancolie), et qui porte l'indication
suivante: «Ce morceau doit être joué avec la plus grande délicatesse...».
On la retrouvait déjà dans
le premier allegro con brio, le violoncel1e répondant au premier violon avec
espièglerie et sautillé, dans une parfaite cohésion de l'ensemble. L'adagio
illustrait également la quaIité d'écoute des musiciens, se terminant dans le souffle
de deux pizzicati. Et la fameuse Malincolia recelait de magnifiques montées
plaintives du violoncelle, forcissant avant de s'effacer. La tension était bien
maintenue et un final virtuose mettait un terme à cette oeuvre, mais non au
concert. Un mouvement du quatuor 18 No 4 de Beethoven était joué en bis pour
une fin virevoltante.
Christophe Jemelin
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Biel: PASQUART-KIRCHE
Karfreitag und Ostern fanden ihren musikalischen Niederschlag traditionsgemäss auch in der Französischen Kirche Pasquart.
Das
«Quatuor Scherzando» überzeugte mit seinem Spiel.
DANIEL ANDRES
Das «Quatuor Scherzando» ist auf
einheimischem Boden gewachsen und besteht zur Hälfte aus Berufsmusikerinnen und
zur Hälfte aus guten Amateurmusikern. Fast ein Beweis, dass die Unterschiede
zwischen diesen «Kategorien» gelegentlich fliessend sind. Denn das Niveau der
Interpretationen war zur Freude der recht zahlreichen Hörerschaft bemerkenswert
hoch. Elisabeth Minder, 1. Violine, Françoise Pellaton, Bratsche, sind die
Berufsmusikerinnen, Jean-Daniel Pellaton, 2. Violine, und Michael Minder,
Violoncello, sind die Amateurmusiker, die sich zu einem homogenen und
gepflegten Quartettspiel finden. Mit einer Sonate von Johann Friedrich Fasch
huldigten sie am Freitag zu Beginn einem Komponisten, der noch stark in der
polyphonen Schreibweise des Barock wurzelt, aber doch in der Gestik und Melodik
bereits zur Früh- oder Vorklassik neigt. Das durchaus spannungsvolle Werk erklang
plastisch in der Stimmführung.
Die Quartette opus 20 von Joseph
Haydn gehören bereits zu den Meisterwerken der klassischen Quartettkomposition.
Sie tendieren zur Monothematik und zur inneren Geschlossenheit aller Sätze mit
einer Fuge als Finale. Dem fünften in der Tonart f-rnoll aus dieser Reihe von
sechs Quartetten wurden die Ausführenden in hohem Masse gerecht.
Beethovens frühe Quartettserie opus
18 knüpft bei den reifen Haydn-Quartetten an, bringt aber bereits grössere
Gegensätze und Spannungen in die Komposition ein. Auch hier erlebten die
Zuhörer ein sauberes und ansprechendes Spiel, wobei die Kontraste zwischen und
innerhalb der einzelnen Sätze möglicherweise pointierter hätten dargestellt
werden konnen. Ein Programm, das nicht auf die Karfreitagsthematik einging,
aber durchaus zu einer erbaulichen Stunde wurde.
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Concert au château de Soyhières
L'initiative
du CCRD et de la société des amis du Château de Soyhières d'avoir invité le
Quatuor Scherzando à donner un concert dimanche dernier dans la grande salle du
Château de Soyhières mérite d'autant plus d'être saluée que ce concert fut une
réussite.
Elisabeth et Michael
Minder, Françoise et Jean-Daniel Pellaton, musiciens chevronnés qui forment ce
quatuor, abordent les partitions avec une grande clairvoyance et enthousiasme
communicatif. Le résultat est remarquable si l'on pense qu'ils ne jouent dans
cette formation que depuis 1990 et qu'ils ont rarement joué en public.
Leurs interprétations sont
mûrement réfléchies et soignées: c'est avec le Quatuor No 4 opus 18 de
Beethoven qu'ils ont choisi de commencer leur concert. Encore un peu tendus et
émus sans doute dans l'oeuvre de Beethoven. c'est dans Dvoràk Quatuor opus 96,
(Américain). et surtout dans Rachmaninov (Romance et Scherzo, formant en fait
le Quatuor N° 1) que le Quatuor Scherzando a donné la mesure de son talent:
sens inné du chant soutenu, et grande qualité d'intimité sonore. On saluera en
outre l'originalité du choix: ce premier quatuor de Rachmaninov, oeuvre
splendide, n'est quasiment jamais joué.
Dimanche, le Quatuor
Scherzando nous a ainsi fait redécouvrir dans un cadre idyllique à l'acoustique
à la fois reservée et flatteuse, à quel point la forme même du quatuor à cordes
est une école d'équilibre, d'écoute reciproque et de convergence. L.exemplaire
modestie des interprètes n'a rendu que plus forts les moments où cet équilibre
fut atteint.
Nombreux, les mélomanes
n'ont pu que se féliciter d'être accourus a une manifestation de cette qualité.
Souhaitons que ce concert soit le premier d'une série d'occasions artistiques
et culturelles, pour lesquelles le Château de Soyhières offre à l'évidence un
cadre admirablement adapté. (dh)
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Kirche Mett
pml. Trotz fasnächtlicher Aktivitäten hatte sich dennoch eine ansehnliche Zahl von Zuschauern in der reformierten Kirche Mett eingefunden, um dem Vorabendkonzert des Scherzando-Quartetts beizuwohnen. Elisabeth Minder, Jean-Daniel Pellaton (beide Violine), Françoise Pellaton (Bratsche) und Michael Minder (Cello) spielten je ein Streichquartett von Beethoven (c-Moll), Rachmaninov (Nr. 1) und Dvoràk («Americain»).
Die reformierte Kirche Mett gehört
in jene recht weit verbreitete Kategorie von kleinen, aber wohlklingenden
Kirchen, die sich für Kammermusik mit kleineren Ensembles bestens eignen. Durch
das schmale und hohe Kirchenschiff mit flacher Decke ergibt sich eine mässige
Halligkeit, die besonders für Streicher, aber auch beispielsweise Holzbläser
ideale Bedingungen schaffen.
Alle vier Mitglieder des Quartetts
Scherzando können mittlerweilen schon auf eine längere Musikerkarriere
zurückblicken. Gemeinsam ist ihnen, dass sie alle vier eine reichhaltige
Erfahrung als Solisten einbringen. Das schlägt sich entsprechend in der
Qualität der einzelnen Parts nieder. Die einzelnen Stimmen werden sehr fein
aufgelöst und ausgewogen timbriert wiedergegeben. Auch das Zusammenspiel zeugt
von einem sehr hohen Grad an Musikalität, wenn gleich sich in einigen weniger
heiklen Übergängen bei Beethoven und Dvoràk gewisse Unstimmigkeiten
einstellten. Diese kleinen unbedeutenden Unebenheiten wurden aber längstens
wieder durch die leichtfüssige und federnd beschwingte Spielweise ausgeglichen.
Besonders überzeugend gelang
Rachmaninovs Romanze und Scherzo Nr. 1 für Streichquartett. Auf der einen Seite
gelang eine sehr gefühlvolle intonierte Romanze, die frei von jeder
Süsslichkeit war, ohne allerdings der nötigen Wärme zu entbehren. Auf der
anderen Seite bot das Quartett ein sehr spritziges, aber wohltemperiertes
Scherzo, dass sich nahtlos an die Romanze anfügte.
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Le Quatuor Scherzando
au Château
La société des intérêts de
la ville d'Aigle a offert une belle fin d'après-midi, dimanche au Château
d'Aigle, en invitant le Quatuor Scherzando, composé en partie d'artistes qui
ont grandi dans le Chablais. Le programme proposait en ouverture le Quatuor en
ut mineur op. 18 No 14 de Ludwig van Beethoven, récapitulation des clichés en
vigueur à I'époque. L'allegro ma non tanto présenta de jolis piqués dans des
passages animés, mais tout comme le deuxième mouvement ne se signala pas par
son originalité d'exécution. Dans le menuetto par contre, le deuxième violon
Jean-Daniel Pellaton eut le beau rôle, soutenant Elisabeth Minder-Cimbri au
premier violon dans ses notes rapides. L 'allegro s'acheva dans un tourbillon
brillant. Mettant leur sourdine, les musiciens interpretèrent ensuite Sergej
Rachmaninov. Composés en 1899, les deux mouvements romance et scherzo ont été
rassemblés à Moscou en 1947, formant le Quatuor No 1. La romance, fort douce,
fut jouée avec beaucoup de sensibilité, chaque musicien se montrant très à
I'aise. Dans le scherzo, le violoncelliste Michael Minder offrit une superbe
partie, vivante et contrastée, le mouvement se poursuivant par un agréable
balancement. Pour terminer, Antonin Dvoràk était à I'honneur, avec une de ses
plus célèbres partitions, le Quatuor XII en fa majeur op. 96 «Américain ».
Celui-ci fut écrit en 1893 dans l'Iowa et mêle la tradition tchèque et noire,
rencontrée dans une paroisse d'immigrants. Bien sonore dès le debut, I'allegro
ma non troppo fit entendre un alto grave, joué par Françoise Pellaton,
Elisabeth Minder-Cimbri se montrant espiègle, et traversant le lento avec
prestance. Dans le molto vivace, le public apprécia I'excellente cohésion entre
les deux violons, avant le vivace aux accents typiquement américains,
sautillant sans faille. En bis, le Quatuor Scherzando resta dans une ambiance
enjouée, avec un Scott Joplin amusant.
Christophe Jemelin